Tout Les Jours…

April 24, 2010 · 9 comments

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Je la vois troublée, dans ses réflexions. Elle était noyée dans un océan de questions sans réponse. Elle pensait à quoi? Je ne sais pas. Ou pour être clair, je ne le sais plus. Elle est assise à trois de tables à ma droite, tenant sa petite tête avec ses mains douces. Ses doigts se pliaient et se dépliaient dans ses cheveux noirs. Je me rappelle qu’une fois, elle me disait que son point faible était son cuir chevelu. Je trouvais ça bizarre, mais à chacun ses caractères.

On se connaissait avant. Bien même, on se connaissait bien. Mais maintenant, on se connaît plus. Pourquoi? Est une longue histoire. Pas de cendrier devant elle, avait-elle arrêté de fumer? En voyant son état, mon cœur se déchirait, mais j’étais incapable d’esquisser un geste.

Je sentais des vibrations qui émanaient d’elle. Je sais qu’elle m’appelait au secours mais je n’ai pas le droit. Je me sens mal. Je suis dans tous mes états, je remue sur place. Excité comme une puce, je me décide de me lever et d’aller vers elle. J’appelle le garçon. Il prend tout son temps comme pour me faire chier. Comme s’il savait que j’étais impatient. Il vient enfin vers moi. Il s’approche mais merde il va vers elle. Ils discutent un bon moment. Qu’est ce qu’elle lui voulait? L’addition, commander un autre plat, je ne sais pas. Je m’énerve. Des gouttes de sueur remplissent mon front plissé; il se dirige vers la cuisine et non vers le comptoir, je commence à prendre espoir lorsqu’il revient vers elle avec une note dans la main, probablement l’addition, et un …cendrier. Elle paie et se met à fumer sans bouger. Pourquoi reste –t-elle? Pourquoi ne part elle pas? Ce n’est pas de son habitude de rester après qu’elle ait payé.

Avait elle remarqué que je m’intéressais à elle. Est-ce une façon de dire “viens, j’ai besoin de toi”? Je ne sais pas. J’appelle le garçon discrètement et lui demande l’addition. Il me la tend, je la prends. Je le retiens avant qu’il ne parte et lui demande, tout embarrassé, ce qu’elle lui voulait. Il ne répondit pas. Il s’en va. Je paie, je me lève. Je me dirige vers elle. Trois mètres entre elle et moi. Elle relève la tête, je la regarde. Plus qu’un mètre, elle sourit, sèche ses larmes, je la fixe dans les yeux. Plus que vingt centimètre, elle se lève toute souriante, comme qui dirait qu’elle avait hâte de me voir, je m’approche encore et encore et je m’en vais…

Barryck R.
Le 17/01/2005
A 21h57min

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{ 9 comments… read them below or add one }

Chaf Nasir Gaucher April 24, 2010 at 6:05 am

Love this reading!! so beautiful… good critical thinking and focus!! in other word– I love it

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Barryck R. April 24, 2010 at 7:56 pm

Thank you Shaf it’s always a pleasure to have you as a reader…

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Gino April 25, 2010 at 2:06 am

Alors là c’est un véritable scenario du quotidien.Mais quel suspens!. j’ai hâte de lire la suite. j’espère qu’il y’ en aura une.

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Barryck R. April 26, 2010 at 4:43 am

Le texte est signer Gino… :) Jamais de suite. La suite ce passe dans la tete de celui qui lit et l’esprit de celui qui a ecrit ;)

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Gino April 26, 2010 at 2:48 pm

:( .

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Jean-Philippe April 29, 2010 at 6:07 am

Une belle histoire bien prenante. On sent la tension qui monte… et on est libre d’imaginer la suite. Merci ! :)

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Barryck May 1, 2010 at 3:50 am

Merci Jean Phillipe d’être passé par la. Tu me fais honneur.

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Nym May 2, 2010 at 4:09 am

Suspens,suspens… tres interessant quoi que ca nous laisse à notre faim mais c’est le but recherché justement.

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Barryck R. May 3, 2010 at 1:55 am

Justement Nym, Merci d’être passée par la. Ça reste un plaisir de te lire.

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